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La Boîte à Bougie

18 minutes
Découvre quand le code UFI est obligatoire pour une bougie artisanale, comment le créer gratuitement sur le portail de l’ECHA, effectuer ta déclaration PCN et éviter les erreurs les plus fréquentes des créateurs de bougies.

code UFI

Tu pensais avoir terminé.

Tu as enfin compris ce qu’était une FDS. Tu as calculé le classement de danger de ta recette. Tu as créé ton étiquette CLP, pictogrammes compris. Tu souffles un grand coup, tu te resers un café (le troisième de la matinée, on ne juge pas), et tu te dis : ça y est, je suis en règle.

Puis quelqu’un, dans un groupe Facebook d’artisans ou juste une copine du marché de Noël, te lâche :

“Au fait, tu as fait ton UFI ?”

Et là, ton café refroidit d’un coup.

Encore un acronyme. Encore un truc dont personne ne t’avait parlé avant que tu ne sois déjà en train de vendre.

Respire : on va démonter ça ensemble, tranquillement, avec le même ton que pour la FDS.

Première bonne nouvelle : générer ton code UFI ne coûte jamais rien, où que tu sois en Europe.

Deuxième info, moins réjouissante mais qu’il vaut mieux savoir tout de suite si tu vends en Belgique : la déclaration qui accompagne ce code peut, elle, entraîner des frais côté belge.

On t’explique tout ça juste après, sans mauvaise surprise à la fin de l’article.

Notre exemple fil rouge : Sophie et ses bougies à la lavande

On reprend Sophie, notre artisane à la cire de soja et au parfum lavande. Dans notre article FDS, elle a calculé que sa bougie, dosée à 8 % de parfum, est classée comme sensibilisant cutané au sens du CLP; elle doit donc afficher un pictogramme sur son étiquette.

C’est précisément ce qui va la faire basculer du côté “UFI obligatoire”. On la suit jusqu’au bout de la démarche.

Qu’est-ce que le code UFI et à quoi sert-il ?

L’identifiant unique de formulation, en clair

UFI veut dire Unique Formula Identifier (en français, Identifiant Unique de Formulation).

C’est un code de 16 caractères (lettres et chiffres, sous cette forme : XXXX-XXXX-XXXX-XXXX), un peu comme une plaque d’immatriculation, mais pour ta recette plutôt que pour ta voiture.

Chaque recette unique: un dosage précis de cire, de parfum, de colorant, a droit à son propre UFI. Change significativement ta recette, et techniquement, tu changes de plaque d’immatriculation.

Le lien avec les centres antipoison

Voici pourquoi ce code existe : si un jour quelqu’un a un problème avec ta bougie (une réaction, une ingestion accidentelle par un enfant ou un animal, peu importe le scénario catastrophe) la personne qui appelle un centre antipoison peut donner ton code UFI, imprimé sur l’étiquette.

En quelques secondes, le centre accède à la composition exacte de ta bougie via une base de données européenne, sans avoir besoin de t’appeler toi, en pleine nuit, pour te demander ta recette de mémoire. C’est un système pensé pour aller vite en cas d’urgence et franchement, une fois qu’on comprend le “pourquoi”, c’est plutôt bien fichu.

💡 Tu ne sais pas encore si ta bougie est concernée par tout ça ?

Avant d’aller plus loin, commence par calculer automatiquement la classification CLP de ta recette grâce au générateur CLP de La Boîte à Bougie , ça répond en un instant à la question “est-ce que j’ai un pictogramme, oui ou non”.

L’UFI est-il obligatoire pour tes bougies ?

Voici LE point que tout le monde cherche, alors on ne fait pas durer le suspense.

Le cas des mélanges classés dangereux

Si ta bougie porte au moins un pictogramme de danger sur son étiquette CLP (comme celle de Sophie, avec son pictogramme “sensibilisant”), alors oui, l’UFI est obligatoire.

Pas de zone grise ici : dès qu’il y a un pictogramme, il y a un code UFI à générer et une déclaration à faire.

Le cas des bougies “non classées”

Et voici la bonne nouvelle qui va en soulager plus d’une : si ton mélange n’est pas classé dangereux au sens du CLP . C’est-à-dire si ton étiquette n’a aucun pictogramme à afficher (un dosage de parfum très faible, ou une bougie 100 % naturelle sans allergène classé), alors tu n’as pas besoin d’UFI.

Pas de pictogramme, pas d’UFI. C’est aussi simple que ça, et c’est probablement l’info que tu es venue chercher.

Attention cependant : ce n’est pas à toi de “décider” que ta bougie n’est pas dangereuse parce que ça t’arrange niveau paperasse. C’est le calcul de classement fait à partir des FDS de tes matières premières (vu dans notre article FDS) qui donne la réponse. L’absence d’UFI est une conclusion à laquelle tu arrives après le calcul, pas un raccourci pour éviter la case administrative.

Le point que (presque) personne n’explique : le MiM

Accroche-toi, parce que c’est le chapitre le plus utile de cet article

“Mon fournisseur refuse de me donner la composition exacte de son parfum”

Ça t’est sûrement déjà arrivé : tu ouvres la FDS de ton parfum “lavande de Provence n°42” à la recherche de sa composition exacte, et à la place d’un chiffre précis, tu tombes sur une fourchette du genre “linalol : 5-10 %”. Pas un refus franc, juste… flou. Et ce flou n’est pas un oubli du fournisseur : c’est volontaire, et parfaitement légal.

La composition précise d’un parfum, c’est le secret de fabrication du parfumeur. Sa recette maison, celle qui fait la différence avec le fournisseur d’à côté. Tout comme toi tu ne donnerais pas ta recette de cire exacte à une concurrente, un parfumeur ne va pas te livrer les proportions exactes de sa composition olfactive ; la réglementation l’autorise d’ailleurs à rester dans le flou sur une FDS, en donnant des fourchettes plutôt que des chiffres précis, justement pour protéger ce secret.

Le problème, c’est que la déclaration PCN demande normalement la composition complète et détaillée de ton mélange final. Alors comment fait-on si un maillon de la chaîne ne peut légitimement pas te donner un chiffre précis ?

La réponse : le concept de MiM (Mixture in Mixture)

C’est là qu’intervient le MiM, pour Mixture in Mixture (un “mélange dans un mélange”).

Le principe: ton fournisseur de parfum, lui, a déjà déclaré son parfum comme un mélange à part entière auprès de l’ECHA, avec sa composition complète en toute confidentialité. Il obtient ainsi son propre code UFI pour ce parfum. Au lieu de te transmettre sa recette secrète, il te transmet simplement ce code UFI, accompagné du nom du produit.

Quand toi, à ton tour, tu déclares ta bougie (cire + ce parfum), tu n’as pas besoin de connaître la composition exacte du parfum : tu indiques simplement qu’il s’agit d’un composant “MiM”, en citant son UFI et l’identité de ton fournisseur.

En cas d’urgence, le centre antipoison peut remonter toute la chaîne; de ta bougie jusqu’à la composition confidentielle du parfum, parce que les deux déclarations sont reliées entre elles dans le système de l’ECHA. Le secret du fournisseur reste protégé, et la sécurité, elle, ne l’est jamais.

Ce qu’il faut retenir concrètement : avant de paniquer parce qu’un fournisseur ne te donne pas sa formule exacte, demande-lui simplement l’UFI de son parfum (et confirmation qu’il l’a bien déclaré à l’ECHA). C’est tout ce dont tu as besoin pour avancer sereinement sur ta propre déclaration.

Comment déclarer concrètement ce composant MiM

Pour que ce soit vraiment clair, distinguons deux choses qui se ressemblent mais ne le sont pas :

  • L’UFI que te donne ton fournisseur identifie la formule complète de ce qu’il t’a vendu, le parfum tel qu’il sort de sa bouteille, qu’il soit pur ou déjà dilué de son côté. Pour le système de l’ECHA, cet UFI représente toujours 100 % du contenu de cette bouteille précise.
  • Ta propre déclaration, elle, décrit ta recette de bougie, où tous les composants doivent totaliser 100 %. Concrètement, si tu dilues ce parfum à 8 % dans ta cire, ton dossier indique : cire 92 %, et “composant MiM” (ton parfum, identifié par l’UFI du fournisseur) à hauteur de 8 %. Le centre antipoison sait ainsi qu’il y a 8 % d’un produit dont la formule complète, bien que confidentielle, reste accessible via cet UFI.

Un point de vigilance : la FDS de ton fournisseur mentionne parfois un dosage de référence (par exemple 10 %) pour illustrer une classification. Mais pour ta déclaration, c’est ta réalité de fabrication qui compte. Si tu doses ton parfum à 12 %, tu déclares 12 %, pas le chiffre de la FDS. Et ce n’est pas qu’une formalité : passer de 10 % à 12 % peut suffire à faire changer la classification de danger de ta bougie, donc tes pictogrammes. Assure-toi que ton calcul de classification (et donc ton étiquette) correspond bien à ton dosage réel, pas à l’exemple donné par le fournisseur.

Quand une variation de dosage impose un nouvel UFI

Si tu ajustes ta recette au fil du temps, un peu plus ou un peu moins de parfum selon les lots, sache que la réglementation tolère de petites variations sans exiger un nouvel UFI, mais seulement jusqu’à un certain point :

  • Si ton parfum est dosé entre 2,5 % et 10 % de ta recette, une variation de 20 % de cette concentration (par exemple passer de 8 % à un peu moins de 6,5 % ou à plus de 9,5 %) impose de générer un nouvel UFI.
  • Si ton parfum est dosé entre 10 % et 25 %, le seuil de tolérance est plus serré : une variation de 10 % de la concentration suffit à déclencher l’obligation d’un nouvel UFI.

Autrement dit, plus ton dosage de parfum est élevé, moins tu as de marge pour ajuster ta recette sans repasser par la case UFI. De quoi noter précisément tes dosages recette par recette plutôt que de faire “au pif” d’un lot à l’autre.

Comment générer un code UFI gratuitement ?

La checklist à préparer avant de commencer

Avant de te lancer sur le portail, prépare cette checklist, ça t’évitera des allers-retours frustrants en plein milieu du formulaire

☐ Ton numéro de TVA (ou ton numéro SIRET / numéro d’entreprise belge, si tu n’as pas de numéro de TVA intracommunautaire)

☐ Le nom commercial exact de ta bougie (celui qui figure sur TON étiquette)

☐ Les FDS de tes matières premières (parfum, cire, colorant)

☐ Les pourcentages exacts de chaque composant de ta recette, pas “environ 8 %”, le vrai chiffre

☐ L’UFI de ton parfum si ton fournisseur ne te communique pas sa composition complète (voir le MiM juste au-dessus)

☐ La liste des pays dans lesquels tu vends effectivement tes bougies (la déclaration PCN se fait pays par pays)

Utilisation du générateur de l’ECHA

Le code se génère via l’UFI Generator officiel de l’ECHA, un outil web gratuit et accessible dans toutes les langues de l’Union européenne. Pas besoin de compte payant ni d’abonnement pour l’utiliser.

Le principe est simple : tu entres ton numéro de TVA (ou tu coches la case “je n’ai pas de numéro de TVA” si tu n’en as pas) et un numéro de formule propre à ta recette, et l’outil génère automatiquement ton code à 16 caractères.

Non, tu n’auras pas besoin d’un doctorat en chimie pour cliquer sur “Suivant”. L’outil en lui-même est plutôt simple. C’est surtout la suite (la déclaration PCN) qui demande un peu plus de patience.

Un détail à ne pas négliger : le code UFI est directement lié au numéro de TVA que tu as utilisé pour le générer. Si tu changes de statut juridique ou de numéro d’entreprise en cours de route, il faudra régénérer tes UFI avec le nouveau numéro. Pense-y avant de tout imprimer en 500 exemplaires.

La déclaration PCN : l’étape qu’on oublie trop souvent

Pourquoi générer le code ne suffit pas

C’est le piège numéro un chez les artisans qui découvrent l’UFI : générer le code sur le site de l’ECHA donne l’impression que “c’est fait”. Ce n’est malheureusement que la moitié du chemin. Un UFI qui n’a jamais été relié, dans une base de données officielle, à la composition réelle de ta bougie est ce qu’on appelle un UFI “vide”. En cas d’urgence, le centre antipoison a un code… qui ne mène nulle part. Cette mise en relation, c’est la déclaration PCN (Poison Centres Notification).

Naviguer sur les outils de l’ECHA, en résumé

Le processus complet demande un peu plus d’étapes qu’on ne l’imagine au départ.

Le portail des outils poison centres de l’ECHA centralise tout ça :

  1. Tu crées un compte ECHA (gratuit), qui te donne accès aux services en ligne de l’ECHA Cloud.
  2. Tu prépares ton dossier via l’outil IUCLID Cloud, où tu renseignes la composition complète de ton mélange. C’est là que tes FDS, tes pourcentages exacts et, le cas échéant, tes UFI de MiM deviennent indispensables.
  3. Tu associes cette composition au code UFI que tu as généré précédemment.
  4. Tu soumets ton dossier via le portail de soumission ECHA (ECHA Submission portal), pour le ou les pays où tu vends tes bougies, oui, la déclaration se fait bien pays par pays.

Soyons honnêtes : ce portail n’a clairement pas été conçu pour une artisane pressée entre deux coulées de cire, avec un chat qui se promène dans les copeaux de soja pendant qu’elle essaie de comprendre où cliquer.

C’est un outil administratif européen, pensé au départ pour de grosses industries chimiques. Il faut s’armer d’un peu de patience la première fois. Mais une fois la première déclaration faite, le processus devient beaucoup plus fluide pour les recettes suivantes, promis.

Gratuit… sauf en Belgique (et quelques autres pays)

Voici la nuance importante annoncée en intro. Le code UFI lui-même est toujours gratuit à générer, partout en Europe. Et au niveau européen, la déclaration PCN via le portail de l’ECHA ne coûte rien non plus.

Mais plusieurs États membres appliquent en plus une redevance nationale pour le traitement de ces notifications. C’est le cas notamment de la Belgique, de l’Italie, de la Hongrie et de l’Irlande.

Si tu vends en Belgique, le SPF Santé publique perçoit une redevance pour chaque mélange dangereux notifié auprès du Centre Antipoisons belge.

Depuis le 1er janvier 2026, le système a changé : ce n’est plus un paiement isolé par mélange, mais une redevance annuelle calculée en fonction du nombre total de mélanges que tu as notifiés dans l’année, avec des paliers qui montent selon le volume.

Concrètement, pour une artisane qui ne notifie que quelques recettes par an, le montant reste sur les échelons les plus bas de ce barème mais ce n’est plus “zéro euro” comme au niveau européen pur. Les montants exacts évoluent, donc mieux vaut vérifier le barème à jour directement sur le site du SPF Santé publique avant de déclarer, plutôt que de se fier à un chiffre qui pourrait avoir changé entre-temps.

Si tu vends uniquement en France, en revanche, tu n’as pas cette redevance nationale à prévoir : la déclaration reste gratuite de bout en bout.

Où et comment afficher l’UFI sur ton étiquette ?

Le code UFI doit être imprimé sur l’étiquette de ta bougie, en caractères lisibles et durables (pas de l’encre qui s’efface au premier contact avec un pot de cire fondue), généralement à proximité des autres informations réglementaires, pictogrammes, mentions de danger. Il n’a pas besoin d’être mis en avant visuellement, ce n’est clairement pas ton argument marketing numéro un, mais il doit rester lisible sans loupe.

La mention est toujours précédée du sigle “UFI :” suivi du code à 16 caractères, sous la forme UFI: XXXX-XXXX-XXXX-XXXX.

Délai de mise en conformité : et pour mes anciens stocks ?

Question fréquente et légitime : si tu vends déjà des bougies depuis un moment sans UFI, es-tu en infraction immédiate, ou as-tu un peu de marge ?

La réponse dépend de la date à laquelle ta formule a été mise sur le marché et des échéances progressives fixées par le règlement CLP : l’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2021 pour les mélanges destinés aux consommateurs, et depuis le 1er janvier 2024 pour les usages industriels. Des échéances déjà largement dépassées dans la quasi-totalité des cas de figure pour un artisan cirier.

En clair : si tu vends aujourd’hui des bougies classées dangereuses, l’obligation s’applique déjà, y compris sur tes recettes existantes. Ce n’est pas réservé aux nouveaux lancements. Le plus sûr, si tu as un doute sur une recette ancienne, est de refaire le calcul de classement avec les FDS actuelles de tes matières premières plutôt que de te fier à une conformité établie “il y a longtemps” et jamais revérifiée depuis.

Les 7 erreurs courantes

On termine par les pièges classiques, histoire que tu ne tombes pas dedans toi aussi :

Croire que c’est gratuit partout, y compris la déclaration en Belgique.

Le code UFI est gratuit à générer, et la déclaration l’est au niveau européen. Mais la Belgique (comme quelques autres pays) applique une redevance nationale pour le traitement de la notification. Mieux vaut le savoir avant de faire ton budget.

Générer le code et oublier la déclaration PCN.

C’est l’erreur la plus fréquente : un UFI “vide”, jamais relié à une déclaration, ne sert littéralement à rien en cas d’urgence.

Recopier tel quel l’UFI de son fournisseur de parfum sur l’étiquette de la bougie finie.

L’UFI du parfum concerne le parfum seul. Ta bougie (cire + parfum) est un mélange différent, qui a besoin de son propre UFI.

Modifier une recette sans régénérer d’UFI.

Un nouveau taux de parfum, un nouveau colorant : c’est, au sens réglementaire, une nouvelle formule, donc un nouvel UFI et une nouvelle déclaration.

Paniquer face à un fournisseur qui refuse de donner sa composition exacte, alors qu’il suffit de lui demander son UFI en tant que MiM (voir plus haut).

Changer de numéro de TVA ou de statut juridique sans régénérer ses UFI, alors que le code y est directement lié.

Penser que “c’est naturel donc pas concerné”.

Une bougie aux huiles essentielles peut tout à fait être classée dangereuse, et donc avoir besoin d’un UFI. Le naturel n’a aucune valeur au sens du CLP.

FAQ UFI : les questions que se posent les créateurs de bougies

Est-ce que l’UFI est obligatoire pour toutes les bougies ?

Non. Seulement pour celles dont le mélange est classé dangereux au sens du CLP et qui portent donc au moins un pictogramme sur leur étiquette.

UFI bougie, ça coûte combien ?

Générer le code lui-même : rien, nulle part en Europe. La déclaration PCN est aussi gratuite au niveau européen, mais certains pays, dont la Belgique, appliquent une redevance nationale pour son traitement.

Si tu vends en Belgique, vérifie le barème en vigueur avant de déclarer.

Comment générer un code UFI ?

Via l’UFI Generator officiel de l’ECHA, avec ton numéro de TVA (ou l’option “sans TVA”) et un numéro de formule propre à ta recette.

Je modifie légèrement ma recette (nouveau taux de parfum, nouveau colorant) : dois-je générer un nouvel UFI ?

Oui, dans la majorité des cas. Un UFI correspond à une formule précise ; changer significativement les proportions crée, au sens réglementaire, une nouvelle formule.

Je revends un parfum pur, sans le transformer en bougie : suis-je concernée par l’UFI ?

Oui, potentiellement, et c’est un piège fréquent. Si tu revends une matière première dangereuse en l’état, tu es aussi “metteuse sur le marché” de ce mélange, avec les mêmes obligations que pour une bougie finie classée dangereuse.

Mon fournisseur refuse de me donner la composition de son parfum, que faire ?

Demande-lui son code UFI (en tant que MiM) plutôt que sa formule complète, c’est exactement le mécanisme prévu pour ce cas de figure, voir notre chapitre dédié plus haut.

Où placer le code UFI sur mon étiquette ?

À proximité des autres mentions réglementaires (pictogrammes, mentions de danger), en caractères lisibles et durables, précédé de “UFI :”.

J’ai déjà un code UFI généré il y a deux ans, est-il toujours valable ?

Oui, tant que ta recette et le numéro de TVA/SIRET utilisé pour le générer n’ont pas changé.

C’est quoi la différence entre l’UFI et la déclaration PCN ?

L’UFI est le code lui-même, une sorte d’étiquette d’identification. La déclaration PCN est la démarche qui relie ce code à la composition réelle de ton mélange dans la base européenne. L’un sans l’autre ne sert à rien.

Mes anciennes bougies déjà en stock sont-elles concernées ?

Oui si elles sont classées dangereuses au sens du CLP. L’obligation ne concerne pas que les nouveaux lancements ; les échéances légales sont déjà passées pour la quasi-totalité des usages.

Existe-t-il un moyen de vérifier si mon fournisseur a bien déclaré son parfum ?

Il n’existe pas de recherche publique par UFI. Le plus fiable est de demander directement une confirmation écrite à ton fournisseur.

En résumé, pour Sophie (et pour toi)

  • Si ta bougie porte un pictogramme de danger sur son étiquette CLP, l’UFI est obligatoire. Sinon, pas besoin.
  • Le code se génère gratuitement sur le portail de l’ECHA, à partir de ton numéro de TVA/SIRET et de ta recette exacte.
  • Si ton fournisseur refuse de te donner sa composition exacte, demande-lui son UFI en tant que MiM, c’est fait pour ça.
  • Générer le code ne suffit pas : il faut aussi faire la déclaration PCN, qui relie ce code à la composition réelle de ta bougie. Toute modification significative de ta recette demande un nouvel UFI. L’obligation s’applique aussi à tes recettes existantes, pas seulement à tes nouveaux lancements.

Sophie a fini par générer l’UFI de sa bougie lavande en une vingtaine de minutes, sa déclaration PCN comprise. La première fois prend toujours un peu plus de temps que les suivantes, mais ce n’est clairement pas la montagne administrative qu’on imagine avant de s’y mettre.